image « Comment peuvent-ils nous aider si dans les ministères, tous sont fondateurs »

Yao N’dri


SG du SYNATREPLA

« Comment peuvent-ils nous aider si dans les ministères, tous sont fondateurs »

« Comment peuvent-ils nous aider si dans les ministères, tous sont fondateurs »

Deuxième Secrétaire Général Adjoint de la Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire (FESACI), Yao N’dri est le Secrétaire Général du Syndicat National des Travailleurs de l’Enseignement Privé Laïc de Côte d’Ivoire (SYNATREPLA). Dans cette interview à métiersdici.ci, il décrit sans langue de bois le sinistre de ce secteur qui est quantitativement le plus important de l’Education-Formation de notre pays avec plus de 60% des effectifs.

A mi-chemin de l’année scolaire, quelles sont les nouvelles au niveau de l’enseignement privé laïc en Côte d’Ivoire ?

L’enseignement privé laïc, il ne faut pas se le cacher, est dans l’impasse. Depuis 24 ans, ce secteur est délaissé. Aucune autorité ministérielle n’ose en faire sa priorité alors que c’est le secteur le plus important de l’Education nationale ; que ce soit en termes d’infrastructures, de nombre d’enseignants ou d’apprenants. A titre d’illustration, vous dénombrerez dans la plus grande commune de Côte d’Ivoire, Yopougon, tout au plus 6 établissements publics d’enseignement secondaire et une trentaine d’écoles primaires publiques contre plus de 250 établissements privés. Une ville comme Daloa ne compte que 5 lycées publics contre une multitude de collèges et lycées privés. Qui plus est, il est le plus gros pourvoyeur d’emplois surtout au niveau des diplômés supérieurs. Chaque année, il se crée au moins une vingtaine d’établissements, avec aujourd’hui nos collègues enseignants-fonctionnaires qui sont devenus promoteurs d’écoles privées sans pour autant se démarquer des pratiques mafieuses et esclavagistes des commerçants établis fondateurs dont le seul intérêt est le profit. Tout compte fait, ce sont tous des créateurs d’emplois ; imaginez que chaque nouvel établissement emploie au moins 50 personnes.

Malheureusement, il est laissé pour compte. Dommage ! 

Que voulez-vous dire par « laissé pour compte » ?
Avec la crise économique mondiale des années 90 et les difficultés budgétaires de l’Etat de Côte d’Ivoire, les enseignants du secteur public ont été raccrochés, et instinctivement le secteur privé a suivi le mouvement. Mais depuis 2001 que les enseignants du public ont été décrochés, ceux du privé laïc demeurent toujours raccrochés

En réalité, l’Education-formation est du domaine de l’Etat. L’Etat a l’obligation d’instruire tous les enfants de Côte d’Ivoire sans exclusion d’aucune sorte. Malheureusement, chez nous, compte tenu de la maigreur des moyens de l’Etat, il a concédé une partie de ce devoir régalien aux promoteurs privés sans cahier de charges. Et ce sont ces promoteurs privés qui font la loi parce que c’est ce qu’ils décident qui s’applique.

Vous imaginez-vous ? Avec la crise économique mondiale des années 90 et les difficultés budgétaires de l’Etat de Côte d’Ivoire, les enseignants du secteur public ont été raccrochés, et instinctivement le secteur privé a suivi le mouvement. Mais depuis 2001 que les enseignants du public ont été décrochés, ceux du privé laïc demeurent toujours raccrochés, sans qu’il se trouve une seule autorité, depuis la Primature jusqu’aux Institutions de la République, que nous avons pourtant régulièrement saisis, pour se pencher sur ce problème qui est pour nous la pire des injustices dans notre pays.

Aujourd’hui, un enseignant du privé laïc touche un salaire plus bas que celui d’un ouvrier de la zone industrielle. Depuis 24 ans, le salaire conventionnel est de 93 450 Fcfa pour le professeur 1er cycle, et de 103 450 Fcfa pour le professeur du 2nd cycle, donc titulaire de la licence au moins 
Justement, quel est l’état des salaires aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, un enseignant du privé laïc touche un salaire plus bas que celui d’un ouvrier de la zone industrielle. Depuis 24 ans, le salaire conventionnel est de 93 450 Fcfa pour le professeur 1er cycle, et de 103 450 Fcfa pour le professeur du 2nd cycle, donc titulaire de la licence au moins. Encore que peu d’établissements paient ces misères correctement.

La trouvaille aujourd’hui, c’est la vacation, qui fait, hélas, des enseignants des tâcherons payés à la tâche, avec des taux horaires variant de 300 francs à 2500 francs pour les meilleurs payeurs. De tout temps, nous dénonçons cet état de fait mais rien ne change.

Un enseignant Privé Laïc touche, à diplôme égal moins de trois (03) fois le salaire de son collègue de l’enseignement privé confessionnel, et moins de quatre (04), voire six (06) fois celui du Public rémunéré par l’Etat. C’est écœurant. 

Cela n’est-il pas dû au fait que l’enseignement privé laïc soit devenu une affaire de vacataires ?
Que faites-vous dans un soi-disant établissement scolaire qui ne peut pas vous payer même la prime de transport de 25.000 francs, et qui, de surcroît, ne vous garantit pas un paiement régulier, encore moins un paiement sur les 9 mois de de l’année scolaire ?

Dire que l’enseignement privé laïc est une affaire de vacataires n’est pas exact. C’est ici à Abidjan que ce genre d’amalgame s’opère. Ici la main-d’œuvre est si abondante, avec chaque année les milliers de diplômés déversés sur le marché de l’emploi, que les promoteurs des établissements privés peuvent se permettre tout, surtout que l’autorité étatique est quasi inexistante. C’est la foire, et on se sert à cœur joie, sans scrupule ; faisant mine d’ignorer que ces jeunes gens dans le besoin, sont l’espoir de leurs familles qui ont financé leurs études.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut disculper ces jeunes prêts à tout accepter ; souvent, je pose la question suivante à certains d’entre eux : « Que faites-vous dans un soi-disant établissement scolaire qui ne peut pas vous payer même la prime de transport de 25.000 francs, et qui, de surcroît, ne vous garantit pas un paiement régulier, encore moins un paiement sur les 9 mois de de l’année scolaire ? » C’est mieux, je pense, de dispenser des cours à domicile !

A l’intérieur du pays, vous ne verrez pas un enseignant du Privé Laïc qui ne se considère pas comme un travailleur à part entière. Eux, ils sont prêts et disposés à se battre pour faire changer la donne ? C’est seulement que nous n’avons pas toujours les moyens de les joindre pour organiser la lutte ?

Le raisonnement à Abidjan, c’est qu’on est de passage dans l’enseignement privé, c’est juste un petit truc en attendant une meilleure opportunité. Et on se laisse abuser avec notre propre complicité pendant un an, deux ans, cinq ans, voire plus.et le provisoire devient définitif, avec en prime un éternel recommencement dans des conditions de plus en plus précaires.

Or, à l’intérieur du pays, vous ne verrez pas un enseignant du Privé Laïc qui ne se considère pas comme un travailleur à part entière. Eux, ils sont prêts et disposés à se battre pour faire changer la donne ? C’est seulement que nous n’avons pas toujours les moyens de les joindre pour organiser la lutte ? Mais nous gardons espoir et savons que dans un avenir proche, nous allons renverser la vapeur avec ou sans moyen.

Ce que nous craignons aujourd’hui, c’est que dans les cinq (05), voire dix (10) ans à venir, il n’y ait plus d’enseignants permanents dans l’enseignement privé laïc.

Toujours est-il que rare sont embauchés ?

Pas d’embauche ! Cela dure depuis un certain temps. Comme je l’ai indiqué plus haut, la tendance générale est de réduire les demandeurs d’emploi du temps en vacataires sans préjudice pour le fondateur d’embaucher. Pour contourner l’Article, les fondateurs s’attachent les services des enseignants pendant 2 ans et la 3ème année, soit ils les libèrent soit ils leur font signer un autre contrat.

Ce que nous craignons aujourd’hui, c’est que dans les cinq (05), voire dix (10) ans à venir, il n’y ait plus d’enseignants permanents dans l’enseignement privé laïc.

Si vous prenez les concours d’Entrée au CAFOP, à la Police, à la Gendarmerie, pour ne citer que ceux-ci, vous trouverez que 80 à 90% des candidats sont issus de l’enseignement privé laïc, car à l’analyse des réalités, il apparaît nettement plus avantageux de travailler avec le BEPC à la Fonction Publique que de s’échiner dans l’Enseignement Privé laïc avec un Master.

N’est-ce pas aussi de la faute des enseignements eux-mêmes ?

Bien entendu, ils ne sont exempts de tout reproche. Les gens qui viennent dans l’enseignement privé se prêtent eux-mêmes au jeu. Quand ils viennent, ils ne cachent pas qu’ils sont là juste pour préparer leurs concours d’entrée à l’ENA ou à l’ENS ou ailleurs. Ils acceptent par conséquent toutes les conditions qui leur sont proposées parce que pour eux, c’est juste un tremplin. Tout le monde se dit de passage, mais combien en partent réellement. Si vous prenez les concours d’Entrée au CAFOP, à la Police, à la Gendarmerie, pour ne citer que ceux-ci, vous trouverez que 80 à 90% des candidats sont issus de l’enseignement privé laïc, car à l’analyse des réalités, il apparaît nettement plus avantageux de travailler avec le BEPC à la Fonction Publique que de s’échiner dans l’Enseignement Privé laïc avec un Master.

Depuis 2015, nous avons lancé un préavis de grève. Suite à cela, le ministère de l’Emploi nous a demandés d’y sursoir et qu’il s’engageait sur ce dossier pour corriger les injustices dont j’ai fait mention plus haut. Nous lui avons fait confiance et levé le mot d’ordre de grève. Et depuis cette date, ledit ministère n’a pas encore réussi à convaincre les fondateurs à venir à la table de discussions

Les anciens que nous sommes, sommes en train de boucler un cycle ; celui des permanents, vu que nous sortons progressivement du système. Et le risque c’est de voir les écoles abandonnées, sans animateur véritable, car à ce rythme l’Ecole Privée Laïque ne sera plus qu’une affaire de mercenaires. Il est à craindre sérieusement que l’Enseignement Privé Laïc ne courre à sa perte.

Et que faites-vous au plan syndical ?

Depuis 2015, nous avons lancé un préavis de grève. Suite à cela, le ministère de l’Emploi nous a demandés d’y sursoir et qu’il s’engageait sur ce dossier pour corriger les injustices dont j’ai fait mention plus haut. Nous lui avons fait confiance et levé le mot d’ordre de grève. Et depuis cette date, ledit ministère n’a pas encore réussi à convaincre les fondateurs à venir à la table de discussions. Pourtant, quand les fonctionnaires se sont levés, il a fallu trois (03) semaines pour tout régler avec l’implication des plus hautes autorités de ce pays.

Mais le drame dans ces revendications localisées, c’est le licenciement collectif, même en pleine année scolaire. Dès qu’à la suite d’un arrêt de travail, généralement pour défaut de paiement des salaires, vous trouvez un accord, le lendemain tout le personnel enseignant est licencié.

A quand remonte la dernière revendication ?

Les établissements privés sont des entreprises à part entière, et en tant que telles, chaque établissement a sa spécificité. Cela fait qu’en dehors de nos thématiques traditionnelles relatives à l’élaboration d’une nouvelle convention collective, au réajustement des salaires prenant en compte les différentes augmentations consécutives à la revalorisation générale des salaires pour juguler les effets pervers de la dévaluation du franc CFA à hauteur de 60% décidés sous le gouvernement du président Bédié, à la prise en compte des 9% d’augmentation des salaires suite à la revue à la hausse du SMIG, les autres revendications se font par établissement.

Le Privé Laïc, c’est le monde qui fait l’apologie de la médiocrité à tous les niveaux ; droits syndicaux ? On s’en moque ; droits du travail ? On n’en a que faire ; travail décent ? Ne connaît pas. Et quoi d’autres encore ?

Mais le drame dans ces revendications localisées, c’est le licenciement collectif, même en pleine année scolaire. Dès qu’à la suite d’un arrêt de travail, généralement pour défaut de paiement des salaires, vous trouvez un accord, le lendemain tout le personnel enseignant est licencié. Je connais des fondateurs qui ont licencié tout leur personnel en pleine année scolaire, et cela est resté sans suite. Le Privé Laïc, c’est le monde qui fait l’apologie de la médiocrité à tous les niveaux ; droits syndicaux ? On s’en moque ; droits du travail ? On n’en a que faire ; travail décent ? Ne connaît pas. Et quoi d’autres encore ?

A vous écouter, vous semblez être abandonnés aux mains des fondateurs par l’Etat ?

C’est une question transversale qui, outre les ministères de l’Education Nationale et de l’Emploi, implique ceux de l’Economie et des Finances, du Budget et du Portefeuille de l’Etat, avec un aspect hautement politique dont les leviers sont aux de Monsieur le Président de la République en personne.

Le fondateur, c’est un homme d’affaires. Mais il opère dans un domaine qui est propre à l’Etat, où il y a des règles. Mais l’Etat ne fait rien pour faire respecter ces règles. Lorsque nous écrivons au ministère de l’Education nationale, on nous répond qu’il ne s’agit pas de questions d’ordre pédagogique, mais de social à adresser au ministère de l’Emploi, qui ne se donne pas le temps et les moyens de trouver solution à nos cris de cœur.

C’est une question transversale qui, outre les ministères de l’Education Nationale et de l’Emploi, implique ceux de l’Economie et des Finances, du Budget et du Portefeuille de l’Etat, avec un aspect hautement politique dont les leviers sont aux de Monsieur le Président de la République en personne. Autrement, nous ne sortirions jamais de cet imbroglio où personne n’ose prendre ses responsabilités.

C’est absurde et véritablement mal séant de se faire appeler « Enseignant », « Eveilleur des consciences », « Eclaireur », « Guide des masses » ,quand on ne se connaît pas de droit en tant que travailleur. C’est la réalité bien triste, malheureusement, de la lampe de poche, qui éclaire le chemin de la porte, et qui est elle-même dans l’obscurité.

Est-ce que vous n’avez pas aussi du mal à mobiliser comme le font les fonctionnaires ?

Aucun travailleur n’a jamais rien reçu parce que le patron est content de donner. Tous les acquis s’obtiennent de haute lutte, raison pour laquelle nous venons au syndicalisme. Nous avons pensé qu’en fédérant les énergies nous allions arracher ce qui nous revient de droit. Malheureusement, nous avons avec nous des gens qui ne se connaissent de droit que de mourir à tâche pour le plaisir et le bonheur de leurs employeurs. C’est absurde et véritablement mal séant de se faire appeler « Enseignant », « Eveilleur des consciences », « Eclaireur », « Guide des masses » quand on ne se connaît pas de droit en tant que travailleur. C’est la réalité bien triste, malheureusement, de la lampe de poche, qui éclaire le chemin de la porte, et qui est elle-même dans l’obscurité.

D’ici très peu, si ce mouvement n’est pas inversé, si l’on ne change d’attitude vis-à-vis du plus gros porteur de l’Education-formation, l’école ivoirienne sera de la poubelle, parce qu’on aura laissé la corruption tout infecter, au plus haut niveau.

La masse vous fait donc défaut…

Et pourtant nous sommes les plus nombreux. Or chaque jour, des enseignants nous appellent pour tel ou tel dossier. Si l’on ni prend garde, il n’y aura plus d’enseignant embauché. L’on n’aura que des vacataires, des mercenaires, au sens propre du terme ; c’est-à-dire des personnes engagées pour effectuer un travail pour lequel elles sont payées, et sans plus.

Il y a une multiplicité d’organisations patronales qui rivalisent toutes de mauvaises foi pour maintenir le statu quo dans notre secteur

Vous craignez pour le rendement dans ce cas ?

Evidemment. D’ici très peu, si ce mouvement n’est pas inversé, si l’on ne change d’attitude vis-à-vis du plus gros porteur de l’Education-formation, l’école ivoirienne sera de la poubelle, parce qu’on aura laissé la corruption tout infecter, au plus haut niveau. Les garants de la qualité des enseignements sont tous ou presque tous devenus des promoteurs d’écoles privées, donc commerçants, plus mus par le gain matériel que la qualité. Faut-il alors s’étonner que les problèmes restent insolubles et que l’on craigne pour le rendement ?

Est-ce que vous échangez avec les organisations patronales ?

Malheureusement non ! Les raisons en sont qu’il y a une multiplicité d’organisations patronales qui rivalisent toutes de mauvaises foi pour maintenir le statu quo dans notre secteur ; quand le ministère de l’Emploi, dans son simulacre de tentative de résolution des points portés au Préavis de grève de 2015 a décidé de réunir autour de la même table toutes organisations patronales de milieu, nous nous sommes félicités de l’initiative. Mais à la pratique, ce fut un jeu de dupes ; telle organisation venue hier ne se rend pas disponible aujourd’hui. Telle qui n’était pas présente hier prend les choses en cours aujourd’hui et disparaît le lendemain. Et ainsi de suite, au point de tuer l’ardeur des négociateurs. C’était à croire qu’elles s’étaient passé le mot pour boycotter impunément au nez et à la barbe de l’Autorité, les négociations.

N’est-ce pas un fait suffisamment éloquent attestant le parti des services du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale ? Dans quel genre de pays sommes-nous, où des organisations, fussent-elles privées, refusent, sans préjudice, de répondre à la convocation du Ministre de tutelle, alors qu’elles sont parties prenantes dans un conflit ?

Nous, travailleurs du secteur privé de l’Education-formation, voulons vivre comme des Ivoiriens à part entière. Nous sommes las de croupir dans l’abîme et de vivre comme des sous-diplômés.

Un appel à lancer ?

J’en appelle au chef de l’Etat. Car lui seul peut aider à sortir l’Enseignement Privé Laïc de son état de déconfiture actuelle.

Excellence, Monsieur le Président de la République ! Vous avez promis l’Emergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020. Ce qu’en revanche vos services ne vous disent pas, c’est que dans ce pays qui tutoie la croissance à deux, vivotent depuis 24 ans des Ivoiriens diplômés des universités et grandes écoles de notre pays, en marge des retombées des efforts concertés des habitants de pays si cher à nous tous.

Nous, Travailleurs du secteur privé de l’Education-formation, voulons vivre comme des Ivoiriens à part entière. Nous sommes las de croupir dans l’abîme et de vivre comme des sous-diplômés.

 Si nous n’étions pas diplômés, peut-être serions-nous à manœuvrer à la zone industrielle et aurions perçu un salaire de manœuvre !

J’en appelle à toute la Côte d’Ivoire ; l’héritage que nous pouvons laisser à nos enfants, c’est la Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire dont nous parlons, c’est nos enfants, c’est la jeunesse d’aujourd’hui. Or un enfant mal formé est un héritage gangréné.


Kaeli Jean François


Rédaction