Ouattara Alhassan, hôtelier ; Président de HOREST-CI : « Nouer des partenariats avec les structures dont nous sommes les meilleurs clients »

Ouattara Alhassan, hôtelier ; Président de HOREST-CI : « Nouer des partenariats avec les structures dont nous sommes les meilleurs clients »

L'Association des hôteliers, restaurateurs et agents du Tourisme de Côte d’Ivoire (HOREST-CI) nourrit de grandes ambitions pour le secteur hôtelier à Grand-Bassam et en Côte d’Ivoire. Ouattara Alhassan, son Président, revient, dans cette interview à metiersdic.ci, sur les grands axes de son action.

Nous ambitionnons de rééditer l’exploit de l’année dernière avec le concert de l’espoir, suite aux attentats terroristes, qui se tient le 13 mars prochain. Nous voulons participer à nouveau au SITA.
Quelle est l’actualité de votre association ?

L’actualité la plus récente a été l’organisation la veille (NDLR : interview réalisée le 11/02/2018) de la Journée mondiale des zones humides à Ebrah. Nous avons offert à cette occasion un voyage écotouristique pour montrer les attraits touristiques de Grand-Bassam. Nous y avons obtenu un espace que nous avons baptisé Ramsar. Il faut rappeler qu’en 1971, tous les pays du monde ont ratifié un traité à Ramsar, en Iran, pour essayer de protéger tout ce qui est zone humide, c’est à-dire partout où l’on trouve un cours d’eau. Grand-Bassam étant classé patrimoine mondiale des zones humides, notre association, dans le cadre de sa politique de promotion du développement durable, a voulu, cette année, attirer l’attention sur la mangrove qui disparait peu à peu dans la zone.

Outre cette activité, HOREST a un programme très chargé en 2018… 
Nous travaillons aussi à la revalorisation des déchets, c’est un projet important que nous avons lancé depuis l’année dernière

Cette année, en effet, nous ambitionnons de rééditer l’exploit de l’année dernière avec le concert de l’espoir, suite aux attentats terroristes, qui se tient le 13 mars prochain. Nous voulons participer à nouveau au SITA. Nous avons également prévu d’organiser deux autres grands concerts pour attirer du monde sur Grand-Bassam.

Par ailleurs, nous avons de grands projets de développement. Nous travaillons, entre autres, à nouer des partenariats gagnant-gagnants avec des structures avec lesquelles nous travaillons tout le temps et dont nous sommes les meilleurs clients, à savoir les brasseries, les fermes, etc.

Nous travaillons aussi à la revalorisation des déchets, c’est un projet important que nous avons lancé depuis l’année dernière.

La formation de nos membres occupe aussi une place cruciale dans nos activités. 

Et malgré nos occupations, nous n’oublions pas le volet social, avec notamment les dons que nous faisons à des pouponnières.

En termes d’inscrits, l’association compte 150 membres ayant apuré leur droit d’adhésion. Quant aux sympathisants, nous en comptons plus de 300. Elle regroupe les hôteliers, les restaurateurs et les acteurs du tourisme, c’est-à-dire les artisans, les transporteurs, les agences de voyage, les assurances, etc.
Combien de membres compte HOREST à ce jour, surtout que vous couvrez maintenant le territoire national ? 

HOREST existe depuis 2009. En 2016, j’ai pris les rênes et nous mettons tout en œuvre pour en faire un outil qui contribue efficacement au développement de l’hôtellerie en Côte d’Ivoire, car depuis septembre 2017, l’association a une vocation nationale, n’étant plus focalisée seulement sur Grand-Bassam. En termes d’inscrits, l’association compte 150 membres ayant apuré leur droit d’adhésion. Quant aux sympathisants, nous en comptons plus de 300. Elle regroupe les hôteliers, les restaurateurs et les acteurs du tourisme, c’est-à-dire les artisans, les transporteurs, les agences de voyage, les assurances, etc.

Le problème de fréquentation perdure, malheureusement. Si vous n’avez pas quelques séminaires sur l’année, c’est compliqué. Il faut un plan Marshall à Grand-Bassam. 
La fréquentation des hôtels s’est-elle améliorée à Grand-Bassam après les attentats ? 

Le problème de fréquentation perdure, malheureusement. Si vous n’avez pas quelques séminaires sur l’année, c’est compliqué. Il faut un plan Marshall à Grand-Bassam. Les banques en Côte d’Ivoire sont des gardes-à-manger pour notre argent, elles ne financent pas. Ce n’est pas propre à notre secteur. Aussi, sommes-nous en train d’œuvrer à la mise sur pieds d’un fonds de garanti pour financer les hôteliers.

Depuis que Grand-Bassam est classé patrimoine mondiale, on ne peut pas réhabiliter ces bâtiments n’importe comment. Mais aussi, leur réhabilitation traine en longueur.
On a aussi l’impression que les bâtisses coloniales sont à l’abandon… 

C’est cela le paradoxe depuis que Grand-Bassam est classé patrimoine mondiale. On ne peut pas réhabiliter ces bâtiments n’importe comment. Mais aussi, leur réhabilitation traine en longueur. Il appartient aux pouvoirs publics de faire avancer les choses.

Si le mouvement de retour des touristes est effectif, le tourisme peut absorber tout le chômage en Côte d’Ivoire
Quelles perspectives entrevoyez-vous pour le tourisme à Grand-Bassam et au plan national ? 

Grand- Bassam, pôle touristique de la Côte d’Ivoire, voire du monde ! Nous avons des atouts incomparables pour cela. Il faut juste faire en sorte que les touristes reviennent. Si le mouvement de retour des touristes est effectif, le tourisme peut absorber tout le chômage en Côte d’Ivoire. Tous les secteurs d’activité sont liés d’une façon ou d’une autre au tourisme (les extras, les guides, les fermiers, les cimenteries, les brasseries, le transport, etc.). Si le tourisme marche bien, ce sera profitable à tout le monde. Au moins, personne ne viendra nous faire des palabres à cause du pétrole ou autre matière première.

Rédaction