1er Mai : Des entreprises aux bancs des accusés

1er Mai : Des entreprises aux bancs des accusés

Plusieurs entreprises en Côte d’Ivoire bafouent la liberté syndicale. Elles refusent d’accorder à leur travailleur le droit, pourtant prescrit dans le code du travail, de s’organiser en syndicat pour défendre leurs intérêts les plus élémentaires.  

A la célébration du 1er Mai, à leur siège, plusieurs délégués du personnel et secrétaires généraux de la FESACI ont dénoncé les intimidations et autres chantages, de la part de certaines entreprises du pays, pour les empêcher de créer des syndicats.

Au nombre de ces entreprises, pour citer le Dr Colonel Dohia Mamadou, Secrétaire Général de la FESACI, « Nous avons Côte d’Ivoire Engineering, une entreprise de montage métallique à Vridi, au sein de laquelle le Secrétaire Générale du SINAT-CI-E, le camarade Koffi Kouakou Fulbert, pour avoir réclamé de meilleures conditions de vie et de travail à la direction de son entreprise, a été licencié dans le mépris total des textes qui régissent la loi du travail ».

« Les patrons d’INDUSTRAP et de NOVAFRIQ, respectivement des société de fabrication de peinture et de caoutchouc, refusent de travailler avec les délégués syndicaux membre de la FESACI pourtant élu majoritairement », a-t-il fait savoir.

Quant à AK INTERNATIONAL, une société de scierie de droit indien, prétextant que les libertés syndicales n’existent pas en Inde, elle refuse, selon le Colonel, l’existence de syndicat en son sein.

Il a aussi fait mention du problème qui perdure depuis 3 ans à TRCI, une entreprise de production de caoutchouc qui, ayant connu une scission à l’issu de laquelle la partie usine a été cédée sans que les employés n’aient été informés, laisse peser un risque de licenciement massif qui viendra s’ajouter au nombre des 408 employés anciennement mis à la porte avec son corolaire de conséquences sociale.

A DARLING, une entreprise de fabrication de mèche, plus de la moitié des 1 200 employés sont des travailleurs journaliers sans aucun statut professionnel et ce, depuis bien plus de 19 ans pour les plus anciens, a souligné le Colonel.

Elles sont nombreuses, les entreprises se complaisant dans ce triste registre. Au regard de toutes ces formes d’exploitation de l’homme par l’homme et de mépris à l’égard des libertés syndicales, Le Dr Colonel Dohia en a appelé à la mise en place d’une structure spéciale de suivie et de respect de l’application des normes et principes d’implantation des entreprises en Côte d’Ivoire.

C. Nalelpo


Rédaction