Bâtiments écoénergétiques, durables et abordables : L’enjeu du prochain développement urbain en Côte d’Ivoire

Bâtiments écoénergétiques, durables et abordables : L’enjeu du prochain développement urbain en Côte d’Ivoire

Le ministère de la Construction, du logement, de l'assainissement et de l'urbanisme a organisé les 18 et 19 septembre 2017 dans ses locaux, avec l’appui de la Banque Mondiale, un séminaire-conférence sur les bâtiments écoénergétiques, durables et abordables.

En présence des organisations professionnelles du secteur, des partenaires techniques et financiers, du Directeur des opérations de la Banque Mondiale en Côte d’Ivoire ainsi que des représentants de l’administration publique, cette conférence-séminaire devait porter la réflexion sur la problématique des bâtiments écoénergétiques, durables et abordables et tenter d’apporter des solutions à des questions lancinantes de l’heure qui sont les suivantes : Comment construire des bâtiments à basse consommation et des bâtiments à énergie positive ? ; Comment concilier performances techniques, énergiques et architecturales ? ; Quelles exigences pour mettre en œuvre une réglementation thermique ? ; Comment produire des bâtiments durables et abordables ?

M. Djomand Henri, Directeur de cabinet du ministre Claude Isaac DE a insisté dans son discours sur le fait que« L’enjeu consiste à réduire l’impact énergétique du secteur du bâtiment par l’efficacité dans l’utilisation de l’énergie pour la production de l’ensemble des matériaux utilisés dans le secteur du bâtiment, pour la réalisation des projets immobiliers, dans l’usage et l’exploitation des bâtiments ».

Poursuivant, le représentant du ministre a expliqué que l’économie du XXIe siècle reposera sur des acteurs publics et privés qui devront avoir une conscience vive de la protection de l’environnement et du caractère limité des ressources naturelles.

« Tous les secteurs d’activité sont d’ores et déjà concernés. Nos sociétés doivent donc impérativement revoir leur modèle économique en intégrant les nouveaux enjeux environnementaux et sociétaux, ainsi que la contrainte de la raréfaction des énergies traditionnelles et d’un renchérissement du prix de l’énergie. Le secteur du bâtiment, qui représente avec l’industrie environ 50 % de la consommation d’énergie au niveau mondial est donc l’un des premiers concernés par la question de l’efficacité énergétique », a-t-il affirmé.

Il a aussi insisté sur le fait que les approches économes en énergie du secteur de la construction ne doivent pas perdre de vue la nécessité de rendre ces bâtiments abordables :
« Le défi consiste à rechercher des solutions peu coûteuses et adaptées au contexte des pays en développement. Les études sur les répercussions spatiales des bâtiments montrent que le développement urbain compact peut réduire de 50 % les coûts des infrastructures publiques et des services, car l’étalement urbain entraîne des coûts importants en capital et en exploitation, avec des implications énergétiques importantes, sans parler des implications importantes pour les citoyens pauvres du coût élevé du trajet vers l’emploi et l’éducation, » a-t-il préconisé.

Toutefois, à l’en croire, « ce développement compact nécessite une bonne planification urbaine en amont, des approches et techniques novatrices en matière d’architecture adaptée aux réalités sociologiques de notre pays, des organisations et des technologies nouvelles dans le processus de construction de nos bâtiments ».

M.T