Caroline Loualou : Délégué médical

Caroline Loualou : Délégué médical

En côte d’Ivoire, comme dans le reste du monde, le délégué médical est un informateur médical. Porte-parole du laboratoire pharmaceutique qui l’emploie, il est chargé de faire le lien entre le laboratoire et le prescripteur.

Le délégué médical parcourt la région qui constitue son secteur pour présenter les nouveaux médicaments aux médecins, aux hôpitaux, aux infirmiers, aux sages-femmes. Mais il ne vend pas directement.

« Notre mission consiste à informer et à démontrer l’efficacité du médicament pour inciter le médecin à le prescrire », reconnait Caroline Loualou, déléguée médicale chargée du para cosmétique au Groupe Ethica à Abidjan, que nous avons rencontrée le 12 octobre 2017 au salon de la pharmacie.

Cependant, même si le délégué médical n’est pas un vendeur, il doit être un très bon commercial et maîtriser toutes les techniques de communication. Il doit savoir démontrer les vertus du médicament, en décrire la composition, les contre-indications, les effets secondaires et le mode d’emploi. Il doit donc connaître en professionnel les produits qu'il vend. Il lui faut pour cela un certain bagage scientifique.

Le délégué médical passe une bonne partie de sa vie professionnelle dans sa voiture et dans les salles d’attente des praticiens. Les rapports qu’il doit rédiger à destination des labos constituent également l’une des contraintes indispensables de ce métier.

Pour Caroline, le délégué doit avoir, après le bac, une formation de deux ou trois ans au minimum dans une école qui forme dans le métier : « Quelqu’un qui a fait des études de pharmacie, de médecine, ou l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) est apte à devenir délégué médical, mais il n’empêche que quelqu’un qui a fait une autre filière peut le devenir après une formation de deux ou trois dans une école dédiée, comme MEDIPHAR par exemple, l’école de référence ici en Côte d’Ivoire, où est formée la plupart des délégués ». 

Titulaire d’un DUT (Diplôme universitaire de technologie) au sortir de l’école de Délégué médical, le professionnel en exercice peut continuer et faire un master en marketing ou un master en économie de santé publique, selon Carline. 

« On apprend toujours avec ce métier », explique-t-elle, conseillant à ceux qui veulent l’embrasser ou qui l’exercent déjà d’être courtois et présentables s’ils veulent pouvoir signer des contrats ‘’juteux’’.

Pour cette professionnelle de la délégation médicale, la Côte d’Ivoire est un terreau fertile à la pratique de son métier avec l’essentiel du chiffre d’affaires des pays de l’UEMOA. Ce qui attire beaucoup de marketeurs étrangers. Mais pas seulement. 

Beaucoup de jeunes ivoiriens, en effet, s’intéressent à cette profession qui nourrit son homme et dont la rémunération peut varier de 250 000 à 1 000 000 fcfa, selon des témoignages recueillis auprès de plusieurs délégués médicaux.

B.B