Chambre régionale des métiers de Bouaké: formations tous azimuts

Chambre régionale des métiers de Bouaké: formations tous azimuts

Parmi les difficultés auxquelles sont confrontées les membres de la Chambre régionale des métiers de Bouaké figure en bonne place celle relative au manque de formation qualifiante. Pour y remédier, la Chambre régionale pilotée par Ouattara Siaka, son président, a organisé des formations qualifiantes tous azimuts. « A côté de la formation pratique, les artisans sont aussi formés en gestion simplifiée », a-t-il indiqué, soulignant le caractère impérieux de la formation à destination des hommes et femmes de métier dans la région de Bouaké. « Il nous faut des formations qualifiantes pour les artisans si nous voulons tenir le pari de la qualité. L’artisan peut vivre de son métier mais s’il confond tout dans son entreprise, il ne peut s’en sortir. C’est pourquoi nous avons mis au chapitre de nos défis à relever l’organisation et la formation des acteurs de l’artisanat. Depuis quelques mois déjà, avec nos partenaires, nous avons lancé une série de formations tous azimuts », a-t-il relevé.

Marius Tanoh

En savoir plus sur la chambre régionale des métiers de Bouaké

Président : Ouattara Siaka
Villes concernées : Bouaké, Sakassou, Béoumi et Botro, Katiola, Dabakala, Niakara, Taféré, Prikro et Mahakro
Nombre de membres : Plus de 10.000
Métiers dominants : couturiers, les coiffeurs, les mécaniciens, les ferronniers, les maçons et les plombiers, les menuisiers, les électriciens-bâtiment, les photographes
Leitmotiv : « L’artisanat est le seul secteur d’activité dans lequel toutes les couches sociales peuvent exercer, les instruits comme les non instruits, les alphabètes comme les analphabètes, les riches comme les pauvres. Pour lutter efficacement contre le chômage, il importe d’investir dans ce secteur de métiers en le développant, en donnant les moyens et la formation aux acteurs », dixit Ouattara Siaka, Pdt de la Chambre régionale des métiers de Bouaké.
Principale difficulté : La question du site de recasement. C’est un besoin réaffirmé par les artisans installés un peu partout dans la ville. « Il existe des corps de métiers de l’artisanat qui nécessitent impérativement des sites de recasement. Il s’agit des mécaniciens dont la présence au sein de la ville n’est pas saine pour des questions de sécurité et d’hygiène ! Il y a aussi les menuisiers, dont certains, en dehors des tapissiers et des charpentiers, utilisent de très grosses machines à vapeur et dont les bruits sont assourdissants, sans compter les fumées toxiques et nuisibles pour les populations riveraines », regrette Ouattara Siaka, Pdt de la Chambre régionale des métiers de Bouaké.