De retour du Salon mondial de l’optique en France, Diakité Daouda, opticien, dévoile les évolutions du métier

De retour du Salon mondial de l’optique en France, Diakité Daouda, opticien, dévoile les évolutions du métier

Opticien, optométriste, propriétaire du cabinet d’optique et optométrie Espace Vision au Deux-Plateau vallon, Diakité Daouda, en sa qualité de directeur des études de l’Ecole d’optique du Groupe Loko a pris part au salon international des professionnels de l’optique et de la lunetterie (SILMO) du 6 au 9 octobre 2017 à Villepinte, Paris Nord, en France. Cet habitué des forums sur l’optique lève un coin de voile sur les tendances mises en lumière lors de ce salon.

Un salon mondial de l’optique et de la lunetterie, cela ressemble à quoi ?

C’est une plate-forme où on retrouve tous les acteurs du métier de l’optique et de la lunetterie. C’est-à-dire des fabricants, des distributeurs, des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des opticiens, etc., pour échanger entre eux.

Quel était le thème cette année ?

Cette année, il a été question de l’éblouissement. Il faut dire que le changement climatique, le dérèglement des saisons et des périodes, ainsi que l’avènement des smartphones, engendrent de plus en plus d’éblouissement chez les gens. En plus, c’étaient les 50 ans de l’optique en France.

Pouvez-vous partager avec nous quelques nouvelles tendances mises en lumière à ce salon dans la pratique de votre métier ?

Ce salon était intéressant à plus d’un titre. Nous avons appris par exemple que les tablettes que nous avons peuvent favoriser des problèmes pathologiques au niveau des yeux, d’où la nécessité de corriger les yeux, de solutionner le problème d’éblouissement à partir des traitements faits sur les verres qu’on appelle ‘’blue coat’’ ; lesquels sont tendances en ce moment.

L’autre nouveauté, ce sont les lunettes tendance en fonction de la forme des visages. Mais on observe aussi un retour aux années 50 comme c’est le cas au niveau de l’habillement et de la coiffure. N’oublions pas que le salon de l’optique s’appelle aussi salon de la mode de la lunetterie.

Nous avons également le retour des montures métalliques sous différentes formes. C’est aussi les montures en acétate qui évitent les allergies.

D’un point de vue professionnel, les participants de ce salon ont été sensibilisés sur l’exigence de qualité, sur le fait qu’il faut donner le produit qui convient aux patients, car les yeux c’est la vie.

De retour d’un tel salon, je me sens apte à bien expliquer aux patients et aux ophtalmologues qui prescrivent les lunettes, les nouvelles exigences. Aujourd’hui par exemple, on ne peut plus prescrive des verres à quelqu’un sans le traitement UV. En Afrique, la pathologie la plus courante, c’est la cataracte qui rend aveugle. Avec ce type de verres, on peut éviter le glaucome, la cataracte. On peut éviter certaines maladies de l’œil si on suit bien les professionnels.

Dans le cadre de la formation des opticiens de Côte d’Ivoire, je suis revenu avec une importante documentation pour relever le niveau du métier.

Je voudrais inviter les opticiens ivoiriens à prévoir un budget pour participer à de de tels salons. C’est véritablement l’occasion de rencontrer tout le monde, notamment les fournisseurs, et de découvrir de nouveaux produits et appareils. J’ai été heureux de voir qu’il y avait une dizaine de jeunes opticiens ivoiriens là-bas. Ceux-ci ont pu aller se former, voir ce qui se passe ailleurs et cela sera bénéfique à la population ivoirienne.


Un salon de l’optique est-il envisageable en Côte d’Ivoire en vous inspirant de ce genre d’expériences ?

Nous avons eu à faire un salon de l’optique en 2013, ici, à Abidjan. Je pense qu’un salon comme celui d’où nous venons donne des idées dans ce sens. Faire venir des professionnels pour des partages d’expériences et de bonnes pratiques, donnerait la chance à nos pairs qui ne peuvent pas aller se former à l’extérieur de le faire sur place. Un travail est fait dans ce sens.

M.T