Front social : La Coalition des centrales syndicales pour le dialogue social crie à la discrimination et menace

Front social : La Coalition des centrales syndicales pour le dialogue social crie à la discrimination et menace

Dans un point presse animé le jeudi 18 janvier 2018, la coalition des centrales syndicales pour le dialogue social (CCSPDS) pour se prononcer sur l’actualité professionnelle et syndicale ivoirienne, notamment la trêve sociale obtenue par le gouvernement des centrales et collectifs syndicaux.

Ce point de presse a été animé par le Président de la CCSPDS, Lagos Kipré Basile également Secrétaire générale de Confédération générale des travailleurs de Côte d’Ivoire-Solidarité (CGTCI-Solidarité). « Nous sommes réunis ici pour parler des injustices faites aux centrales syndicales membres de la coalition et vous présenter nos observations relatives à la signature du protocole d’accord sur la trêve sociale du jeudi 17 août 2017 et aussi vous faire des propositions et nos conditions pour une trêve sociale durable », a ainsi introduit, sans langue de bois, Lagos Basile.

Au titre de ces injustices, le Président de la CCSPDS a évoqué les 800 millions octroyés par le Président de la République de Côte d’Ivoire aux centrales syndicales et dont sa coalition n’a pas été associée au partage. «Pourtant nous sommes légalement constituées et présents dans tous les secteurs d’activités », a-t-il regretté.

Le protocole d’accord relatif à la trêve sociale a été le deuxième point abordé par le conférencier. Il en ressort que « la CCSPDS n’étant pas signataire, ne se reconnait pas dans cet accord et ne peut se voir produire aucun effet sur elle ».

Le dernier point a consisté pour Lagos Basile, à une énumération des conditions pour une trêve sociale durable dont l’allocation des subventions de l’Etat aux centrales syndicales membres de sa coalition, la révision de la convention collective interprofessionnelle du 20 juillet 1977, la formation de tous les acteurs du dialogue sociale, le rehaussement du Smag… « Si nous ne sommes pas entendus, nous ferons désormais du bruit comme les autres et peut être même plus qu’eux ! », a tapé du poing le Président de la CCSPDS.

Notons que la coalition des centrales syndicales pour le dialogue social (CCSPDS), née le 6 mai 2016, comprend la CST-Force ouvrière, le CSTCI-Centrale justice, l’UNETTPACI, la CGTCI-Solidarité, La CGTCI et la GNATRACI ; elle revendique environ 100 milles travailleurs.

Rédaction