Liberté syndicale : Un droit inaliénable selon la FESACI

Liberté syndicale : Un droit inaliénable selon la FESACI

La liberté syndicale est bafouée en Côte d’Ivoire. Parce qu’elles se reprochent certainement des choses pas très catholiques, de nombreuses entreprises ivoiriennes refusent d’accorder à leur travailleur le droit, pourtant prescrit dans le code du travail, de s’organiser en syndicat pour défendre leurs intérêts les plus élémentaires.  

A l’occasion de la célébration du 1er Mai, à son siège, plusieurs délégués du personnel et secrétaires généraux de syndicats ont dénoncé les intimidations et autres chantages pour les empêcher de créer des syndicats. Si certains ont remercié leur centrale pour leur avoir permis, malgré tout, d’en créer et de faire progresser leurs droits, il ressort néanmoins que l’obstruction à la liberté syndicale est une pratique récurrente. Toute chose que la FESACI a dénoncé par la voix de son secrétaire général, le colonel Traoré Dohia : «nombreuses sont les entreprises qui foulent délibérément au pied les principes sacrosaints de la liberté syndicale consacré par la convention »

L’absence de syndicats favorisant les pratiques les plus indignes au sein des entreprises, ses corollaires restent les licenciements abusifs d’employés en passant par le phénomène des travailleurs sans statut professionnel.

Au regard de toutes ces incohérences, le Secrétaire général de la FESASCI a suggéré au président de la République de mettre en place, si cela n’est pas encore fait, une structure spéciale de suivie et de respect de l’application des normes et principes d’implantation des entreprises en Côte d’Ivoire avec un pouvoir suffisant.


Rédaction