Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité : La nouvelle grève des agents largement suivie dans le Marahoué

Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité : La nouvelle grève des agents largement suivie dans le Marahoué

Les agents du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité observent une grève du 8 au 14 janvier 2018. C'est ce qu'indique le préavis de grève dont une copie nous a été transmise.

Les agents réunis au sein du Syndicat national des agents du ministère de l'Intérieur de Côte d'Ivoire (SYNAMICI) veulent paralyser l’administration territoriale. Cette décision fait suite aux résolutions de leur assemblée générale, tenue le 4 novembre 2017.

Selon le préavis de grève signé d'Yves Désiré Séry, Secrétaire général du Synamici, cette grève vise à exiger, entre autres, la signature d'un décret portant institution d'indemnités d'astreintes. La tarification des actes, la sécurité sociale des gens de maison avant leur intégration à la Fonction Publique, la création d'une police préfectorale. Mais aussi le paiement du stock des arriérés des indemnités des cabinets des préfectures et des gardes des sous-préfectures.

« Des revendications qui ne datent pas d'aujourd'hui. Chaque fois qu'elles sont évoquées, des ministres font du dilatoire et les travailleurs continuent de souffrir. Notez que pour débattre de tous ces sujets, un séminaire de réflexion a été organisé par la tutelle, les 17 et 18 octobre-2017. A cette occasion, des promesses avaient été faites, pour redonner le sourire aux agents du ministère de l'Intérieur. Les attentes ont été vaines au point où ceux-ci, ont décidé de reprendre le combat. Les agents du ministère de l'Intérieur seront donc les premiers à ouvrir le bal de la fronde sociale en 2018 », a soutenu le Secrétaire Régional M. Adingra Koffi, chef de division à la préfecture de Bouaflé.

Rappelons qu'en 2017, les agents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ont observé un mois de grève sans que l'ensemble de leurs revendications ne soit satisfaites. D'où le débrayage annoncé pour sept jours. Le SYNAMICI soutient que cette grève sera reconductible si aucune solution n'est trouvée. Le bras de fer est donc à nouveau ouvert entre les agents du ministère de l’Intérieur et la tutelle. Et les usagers risquent d'en souffrir à nouveau.


G.Kouamé  


Rédaction