Ordre des experts comptables de Côte d’Ivoire : Flan Oulaï, le Président, dévoile les grands chantiers

Ordre des experts comptables de Côte d’Ivoire : Flan Oulaï, le Président, dévoile les grands chantiers

Le premier Congrès régional des experts comptables de l’UMOA a été organisé au Sofitel Hôtel d’Abidjan du 26 au 27 octobre 2017 Monsieur Flan Oulaï, le Président de l’Ordre des experts comptables de Côte d’Ivoire, à l’initiative de ce congrès régional, situe les enjeux pour la profession.

Quels sont les objectifs de ce congrès ?

Le premier objectif de ce congrès, c’est de créer l’unité entre tous les experts comptables de notre zone économique. Nous appliquons les mêmes standards, nous avons reçu les mêmes formations et nous appartenons tous à un même organisme qui s’appelle le Conseil permanent de la profession comptable (CPPC). Il était donc important que nous nous réunissions pour réfléchir et trouver des solutions afin de faire avancer la profession.

Le second objectif, c’est de faire la promotion de la profession auprès de nos clients traditionnels qui sont l’Etat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le ministre de l’Economie et des Finances était présent. Cette promotion de notre profession vise à faire comprendre à nos différents partenaires l’importance de l’expert-comptable dans l’évolution et la croissance de nos économies nationales.

Quelles sont les délégations présentes ? 

C’est un congrès sous régional, nous avons donc des délégations venues de tous les 8 pays de l’UEMOA. Nous avons également toutes les sommités de l’Ordre des experts comptables de France, nous avons une représentation de la Fédération internationale des experts comptables (IFAC) qui prépare toutes les normes professionnelles. Nous avons également des délégations venues du Nigéria, du Kenya et du Cameroun.

Quels sont les articulations de ce congrès ?

Le congrès a tourné autour de trois (3) axes. Le premier, c’est la modernisation de l’administration et l’optimisation des ressources ; le second, l’organisation de la profession comptable à travers la problématique : quel type d’organisation mettre en place pour accompagner efficacement nos économies ? ; et le troisième axe a porté sur l’introduction et l’implication du numérique dans nos économies.

Quels sont les grands chantiers de l’Ordre des experts comptables de Côte d’Ivoire ?

Le Ministre de l’Economie et des finances a révélé dans son discours que le gouvernement attendait beaucoup de nous.

L’un de nos grands chantiers, aujourd’hui, consiste à rédiger les textes, les moderniser en suivant l’évolution de l’économie au plan mondial.

L’autre chantier porte sur la promotion de notre profession. Nous voulons aussi faire la formation de nos confrères ; c’est l’une de nos priorités. Nous voulons faire en sorte que ceux-ci soient à jour de l’évolution de notre profession au niveau international afin que lorsqu’un travail est fait en Côte d’Ivoire, il soit de même qualité que ce qui est fait à travers le monde. 

La modernisation de l’administration est également un chantier sur lequel nous travaillons en accompagnant le ministère de l’Economie et des finances, le ministère du Budget pour des recherches de solutions aux problèmes qui se posent.

Combien vous dénombrez de membres au niveau de l’Ordre ?

Nous sommes 151 inscrits qui exerçons la fonction libérale en Côte d’Ivoire. Mais nous avons des condisciples diplômés qui n’exercent pas cette profession (libérale), malheureusement, nous n’avons pas le nombre de cette catégorie. 

L’importance de l’expert-comptable dans la bonne gouvernance est cruciale, à vous entendre.

Notre intervention est primordiale parce qu’aujourd’hui, tous nos gouvernements parlent de transparence et de bonne gouvernance. Le ministre de l’Economie et des finances l’a dit, l’expert-comptable est bien vu et bien apprécié au niveau du gouvernement. Quand nous leur donnons des chiffres, les ministres savent que ces chiffres sont fiables et cela dénote de la transparence. Nous voulons travailler avec eux en faisant le contrôle et la révision des entités publiques pour la sauvegarde des actifs de l’Etat.

Rédaction