Pollack Zagayou : Moniteur d’auto-école

Pollack Zagayou : Moniteur d’auto-école

Quand on suit une formation et qu’on a des difficultés pour décrocher un emploi, pourquoi ne pas essayer une autre formation ? Grâce à la pluridisciplinarité, on trouvera surement un boulot pour vivre dignement. C’est un peu la trajectoire suivie par Pollack Zagayou.

Pour augmenter ses chances d’employabilité, Pollack Zagayou, alors étudiant en criminologie et membre de la section judo de l’université de Cocody (actuelle université Félix Houphouët Boigny), s’est dirigé vers la formation automobile en 2005. Aujourd’hui, ce moniteur d’auto-école ne regrette pas son choix.

A 23 ans, il ne savait pas conduire. A 35ans, il est le propriétaire de l’une des meilleures écoles de formation automobile de la commune de Cocody, l’auto-école Terre Promise à la Riviera2.

« C’est en 2003 que je me suis intéressé à ce métier. Une formation universitaire est très importante dans la vie d’un individu, toutefois elle n’est pas forcément une garantie pour avoir du travail », raconte-t-il.

Après l’obtention de son permis de conduire, il opte pour l’enseignement de la conduite automobile et de la sécurité routière. Il traine sa bosse dans plusieurs auto-écoles. Au fil des ans, il acquière les aptitudes nécessaires pour exercer comme moniteur. « Pour devenir moniteur, il faut avoir au moins le Bepc et un permis de conduire datant de plus de 2 ans, ensuite passer le test organisé par l’Office de la sécurité routière (OSER) », explique-t-il.

Les qualités, selon Zagayou, d’un bon moniteur d’auto-école

Pour exercer ce métier, selon le propriétaire de l’auto-école Terre Promise, il faut savoir trouver les mots justes et prodiguer les conseils efficaces qui feront avancer et mettre en confiance celui qui, après des semaines de cours de conduite, confond encore la marche arrière et la première, qui ne sait pas lire un panneau de signalisation ! Ce qui exige patience, sociabilité et surtout vigilance.

« L’indiscipline et les nombreux accidents observés sur nos voies sont dus au fait que certaines personnes sont détentrices du permis de conduire sans avoir réellement suivi de formation. Il faut mettre fin à cet état de chose parce que chaque année ce sont de nombreuses familles qui sont endeuillées », déplore-t-il.

Aux jeunes qui envisagent de choisir ce métier il n’a qu’un mot à la bouche : « Il faut savoir être patient »


Eugénie Kouakou S 


Rédaction