Réseaux sociaux: Comme dans d'autres pays africains, au Bénin, il faudra payer cher pour se connecter à Facebook

Réseaux sociaux: Comme dans d'autres pays africains, au Bénin, il faudra payer cher pour se connecter à Facebook

Le Bénin, comme plusieurs autres pays africains avant lui, vient d’introduire une taxe sur l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook ou Whatsapp. Désormais l’accès des internautes à ces services coûtera beaucoup plus cher. 

L’accès à Facebook ou à Whatsapp devrait coûter de plus en plus cher au Bénin. Selon un décret daté du 25 juillet mais rendu public fin août, le gouvernement a décidé de l’imposition d’une taxe de 5 francs CFA [soit 0,007 centimes d'euros] par mégaoctet pour l’accès aux services over-the-top (OTT).

Les services OTT ou services de contournement en français, sont l’ensemble des services qui permettent de transporter des flux audio, vidéo ou des données Internet sans l’intervention d’un opérateur de téléphonie traditionnel. Il s’agit de sites d’échanges utilisant la technologie VoIP (Voix sur IP) comme Whatsapp, Facebook, Skype, Viber, mais aussi de Youtube.

Cette nouvelle taxe sur les offres Internet des deux opérateurs de téléphonie mobile du pays (le sud-africain MTN et Moov, filiale du groupe émirati Etisalat) sera recueillie par ces derniers et reversé à l’État. Selon le gouvernement béninois, la mesure vise à compenser les pertes financières des entreprises de télécommunication face à l’essor en Afrique des plateformes d’échanges qui concurrencent désormais les services traditionnels voix et SMS des opérateurs. "Nous sommes dans un modèle où la valeur du secteur chute. Les entreprises du Télécom perdent de l’argent, l’État perd de l’argent", a justifié le ministre béninois de l'Économie et des Finances, Romual Wadagni.Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Le Bénin, après l’Ouganda et la Zambie

Ce n’est pas la première fois qu’un pays africain décide de taxer l’accès aux réseaux sociaux. En avril, l’Ouganda a instauré une taxe sur les applications Over-the-top pour lutter contre les commérages. Entrée en vigueur en juillet, elle oblige le consommateur à s’acquitter d’une somme de 0,05 dollars [soit 0,043 eurocents] par jour ou 1,56 dollars [soit 1,35 eurocents] par mois pour accéder aux réseaux sociaux. Mais le mouvement de protestation des organisations de défense des consommateurs n’a pu faire fléchir le gouvernement.

Pareil aussi en Zambie où le gouvernement a décidé d’introduire une taxe quotidienne d’un peu moins de 3 centimes d’euros sur les appels téléphoniques via Internet. Avec pour argumentaire la protection des entreprises de télécommunications classiques.

Au Sénégal, l’article 27 du nouveau projet de code de télécommunications validé en juin 2018 par le conseil des ministres cristallise aussi l’attention. Il stipule entre autres que "l’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile pour, notamment préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et veiller au traitement équitable de services similaires".

Source: France 24


Rédaction