Situation des jeunes diplômés dans les entreprises: La FESACI dénonce des pratiques d’un autre âge

Situation des jeunes diplômés dans les entreprises: La FESACI dénonce des pratiques d’un autre âge

La FESACI, comme bien d’autres centrales syndicales, a célébré le 1er Mai 2019 à son siège de la Riviera II à Abidjan. Traoré Dohia Mamadou, Secrétaire Générale de la centrale, a déploré à cette occasion divers maux qui freinent l’épanouissement des travailleurs ivoiriens en mettant un point d’honneur sur la situation des jeunes diplômés. 

Pendant la célébration de la fête du travail, de ce 1er mai, le Colonel Traoré Dohia Mamadou, SG de la FESACI, n’est pas aller avec le dos de la cuillère pour dénoncer l’esclavage des temps modernes que subissent des millions de jeunes diplômés dans les entreprises ivoiriennes où ils sont, le plus souvent, relégués au rang de stagiaires.

Les jeunes ayant acquis des compétences et des diplômes et qui souhaitent acquérir un emploi représente la frange la plus importante de la population ivoirienne ; soit environ 80% selon le colonel Dohia. Ils se trouvent ainsi, comme dans un labyrinthe, livrés à eux-mêmes pour tenter de trouver le chemin qui les mènera à la sécurité financière.

Dans ces conditions, pour reprendre les mots du colonel, « il semble compréhensible que ces derniers, désabusés et généralement issus de familles modestes sans revenus acceptable, risquent leur vie sur le chemin incertain et mortifère de la migration à la recherche d’un hypothétique bonheur ».

Dans le cas de ceux qui auraient eu une chance d’obtenir des stages dans des entreprises, « la prime mensuelle de stage n’excède jamais la barre de 50 000 F, quand bien même ils auraient un BAC +6 », a dit Dr Colonel Dohia. Il a aussi souligné que même les banques se livrent elles-aussi à ce jeu qui ne fait que contribuer au rétrécissement des horizons de travail pour les jeunes.

Pour les plus chanceux, ceux qui finissent par obtenir des emplois à la fonction publique, ils doivent parfois attendre entre 3 et 4 ans, voire plus, pour prétendre jouir de leur premier salaire. Le colonel en a appelé au président de la République afin que cela soit revu.

C. Nalelpo


Rédaction