Tourisme durable : une caravane sillonne l’intérieur du pays

Tourisme durable : une caravane sillonne l’intérieur du pays

La première édition de la caravane du tourisme durable placée sur le thème : « Tourisme durable, moteur de compétitivité et de création d’emplois », initiée par le ministère du Tourisme et entamée depuis le 15 décembre 2017, était le mercredi 23 décembre dans la Cité des antilopes.

C'est la salle de réunion de la préfecture de Daloa qui a servi de cadre à cette rencontre. Et cela, en présence des autorités administratives, religieuses, coutumières et les acteurs du tourisme de la région.

Révélant que le secteur du tourisme représente plus de 5 % du PIB de la Côte d'Ivoire, le coordinateur de la caravane, le Dr Kouassi Joseph Konan par ailleurs sous-directeur de la qualité et du développement durable, à indiqué que cette caravane vise à la vulgarisation des bonnes pratiques du tourisme durable en Côte d'Ivoire.

« Contrairement à ce qui s'est fait jusque-là, il faut désormais, en plus du volet économique, tenir compte du volet social et environnemental dans la pratique de l'activité touristique. Désormais si l'on veut investir dans le tourisme, il faudra prendre en compte les intérêts sociaux et culturels des populations hôtes », a-t-il suggéré.

Il a par la suite sensibilisé les investisseurs du secteur hôtelier, les promoteurs du tourisme à adopter les principes de développement du tourisme durable : « Certes, on investit pour avoir de l'argent mais on investit dans une zone et cette zone ne doit pas être laissée pour compte au profit des intérêts individuels », a-t-il martelé. Invitant, les acteurs du tourisme de la région du Haut Sassandra à s'inscrire résolument dans le respect scrupuleux des règles élémentaires d'hygiènes, de respect de l'environnement, des valeurs culturelles et ancestrales il a insisté sur le fait que « la protection de l'environnement doit être inscrite au centre de leurs préoccupations et de leurs actions ».

Le coordinateur de la caravane a par la suite mis en mission les chefs traditionnels afin de promouvoir cette nouvelle dynamique au sein de leur population. « Sans la stabilité politique, aucune activité économique ne pourrait se développer », les a-t-il exhortés.


Guillaume KOUAME 


Rédaction